Pratiquer une activité sportive est parfois vécu comme une obligation morale, il est important d'écouter ses désirs et de retrouver une notion de jeu et de plaisir dans la pratique sportive, afin d'en tirer épanouissement et bien-être.
Certains n'aiment pas le sport et cela n'a rien d'anormal. D'autres renâclent car ils ne considèrent le sport que sous son angle utilitaire. Or, lorsque l'on décide de faire des efforts, cela implique une certaine persévérance, voire une lutte contre la douleur qui procure ensuite, par sa dimension rituelle, le sentiment d'être purifié et régénéré.
Mieux vaut donc choisir une activité sportive dans un but non utilitaire, mais plutôt pour son intérêt intrinsèque. Le plaisir qu'elle procurera rendra les efforts moins pénibles.
Tout d'abord les tâches à réaliser dans ce contexte doivent être finalisées par un but objectif et identifiable (en gros, dans quel but vous voulez faire du sport) :
Vous muscler ?
Préparer une saison sportive ?
Vous entretenir ?
Perdre des kilos superflus ?
Retrouver la forme ?
Préparer un concours ?
Il doit être possible d'estimer la quantité d'effort nécessaire pour être performant. La quantité d'efforts consentie doit correspondre aux vraies possibilités de l’individu.
LES AVANTAGES
Le sport a maints effets positifs, aussi bien sur l'organisme que sur le " mental ", car il est un facteur d'harmonie dans la " gestion " de son propre corps, à de nombreux points de vue.En améliorant les performances musculaires et la coordination des gestes, le sport aide à la constitution d'une meilleure image de soi-même. Il permet de prendre conscience de ses capacités et de ses limites. Il a un effet relaxant bien connu, et participe à la régulation des grandes fonctions de l'organisme : le sportif dort mieux, s'alimente correctement et est souvent obligé, s'il veut rester à un bon niveau, d'éliminer au moins partiellement de mauvaises habitudes comme le tabagisme. Pratiqué de façon modérée mais continue, tout au long de la vie, il a un effet remarquable sur le système cardio-vasculaire et respiratoire. Le cœur sportif est plus lent, plus fort, et présente moins de risque d'insuffisance cardiaque. Le sportif est également moins sujet à l'hypertension artérielle. Toutefois, après l'âge de quarante ans, il est indispensable de contrôler, par des électrocardiogrammes d'effort, que le cœur est effectivement en bon état .
LES INCONVENIENTS
Le mauvais entraînement ou le syndrome du surentraînement est bien connu des sportifs, car il conduit à des contre-performances parfois étonnantes, que l'on met souvent sur le compte d'une " mauvaise forme ". Tout entraînement de longue durée, a fortiori s'il doit conduire un jour à la compétition de haut niveau, doit être réalisé sous la conduite d'un entraîneur spécialisé, car il est très facile de commettre des erreurs, qui empêchent parfois de continuer l'exercice sportif, ou représentent un danger pour l'organisme.
LE SURENTRAÎNEMENT
Le phénomène de surentraînement est dû à sa pratique excessive, qui s'accompagne d'un état de dépression. On le voit apparaître lorsque les phases d'entraînement sont trop longues et, surtout, quand le temps de récupération est trop court entre chaque séance. Le surentraînement se manifeste par une baisse sensible des performances et un état dépressif inexplicable, qui n'est pas seulement causé par la baisse des capacités sportives. Il suscite de nombreux désordres biologiques et humoraux, parmi lesquels on observe : une dégradation accrue des protéines, des troubles du cycle menstruel chez la femme, une anémie, une réduction des réserves en glycogène, une diminution de la force musculaire. Dans ce syndrome, l'on note également une diminution des cellules immunocompétentes, qui permettent à l'organisme de se défendre contre les agressions microbiennes ou virales : les sportifs surentraînés deviennent très sensibles aux infections. Cet état s'expliquerait peut- être par des problèmes d'alimentation, avec en particulier un déficit en vitamines et en oligo-éléments, ou encore par des erreurs alimentaires concernant les glucides et les lipides. En fait, ces explications laissent les nutritionnistes sceptiques, dans la mesure où les besoins alimentaires sont en général largement couverts et bien surveillés.
Comment se motiver?
La moitié des gens qui entreprennent un programme d'exercices physiques abandonnent dans les premiers six mois, et si on leur demande pourquoi ils ont abandonné, la majorité de ces personnes vous répondront qu'elles n'avaient plus de motivation. On pense souvent, à tort, que la motivation est un trait de caractère inébranlable que l'on a ou que l'on n'a pas.
La réalité est tout autre: on peut agir sur le niveau de motivation d'une personne, et même de façon très efficace !
Il s'est fait beaucoup de recherches sur la motivation à participer à un programme d'entraînement, et certaines grandes lignes sont dignes d'être retenues, surtout si elles peuvent nous aider à maintenir notre pratique d'activité physique.
Votre système de motivation dans le cadre d'une activité physique est la composante la plus importante du programme parce que justement l'activité physique peut aider un individu à rester en bonne santé, si et seulement si l'activité est pratiquée de façon régulière.
voici en quelque ligne certaines astuces qui sont utilisées. Il s'agira pour vous d'en appliquer quelques-uns et vous aurez votre propre système de motivation personnalisé. À noter que ces astuces être utilisées pour à peu près n'importe quelle activité physique.
Les premiers six mois
Les premiers mois sont les plus importants: c'est durant les premiers mois qu'une nouvelle activité, si elle est pratiquée de façon régulière, deviendra une habitude de vie. La principale caractéristique de la motivation durant cette période est qu'elle est «extrinsèque», c'est-à-dire que les sources de motivation appartiennent à notre environnement ; les encouragements de notre famille et de nos amis, les récompenses qui sont liées à notre nouveau comportement, etc.
1/ Assurez-vous que l'activité est adéquate pour vous:
- l'activité doit être amusante;
- vous devez être encadré par des gens qui sont compétents; ou choisir une activité à votre porté
- l'endroit doit être facilement accessible.
2/ Les encouragements venant du conjoint ou des membres de notre famille sont les plus efficaces. Informez vos proches de votre intention de pratiquer une nouvelle activité physique et de l'importance de cette nouvelle habitude pour vous.
3/ spécifiez vous les périodes consacrées à votre programme d'activité physique et ne les déplacez pas sous aucun prétexte. De plus, essayez de garder les mêmes plages horaires d'une semaine à l'autre; une habitude devient ancrée dans votre vie si elle est répétée au même moment de façon régulière.
4/ Si vous pratiquez l'activité après votre travail, partez pour le boulot avec votre équipement pour ne pas avoir à repasser à la maison et ainsi être tenté d'y rester !
5/ Faites votre activité avec un copain ou une copine! Il est prouvé que les gens qui s'entraînent avec un(e) ami(e) sont plus fidèles à leur pratique.
6/ Montez-vous un cahier à anneaux et consignez-y par écrit vos objectifs à court, moyen et long terme. Le système des objectifs est très puissant en termes d'éléments de motivation, et le fait de les écrire cristallise nos intentions! De plus, offrez-vous des petites récompenses lorsque vous aurez atteint certains objectifs importants. Surtout, n'allez pas considérer cette façon de faire comme puérile ou enfantine; considérez-la comme un outil temporaire pour arriver à vos fins.
Dans ce cahier d'entraînement, vous indiquerez la progression de vos entraînements (temps, distance, matches joués, etc.) sur des feuilles de route. Vous aurez ainsi le sentiment de progression si nécessaire pour rester motivé!
Après six mois
Si vous avez persisté pendant les premiers six mois: félicitations! La période critique est passée et l'activité physique est presque devenue une habitude pour vous !
À cette étape, votre motivation deviendra de plus en plus «intrinsèque», c'est-à-dire qu'elle sera «interne», qu'elle proviendra du plaisir que vous tirez directement de l'activité elle-même. Vous aurez alors besoin de moins de renforcements extérieurs.
Par contre, vous n'êtes pas à l'abri du «drop-out» !
Le but est maintenant d'éviter les pièges.
1/ Le premier piège est un changement important dans votre horaire, comme par exemple une période de vacances ou la période de magasinage des fêtes. La réaction usuelle de la plupart des gens est de se dire que même si l'on manque quelques sessions ou quelques semaines, il sera facile de reprendre après: rien n'est plus faux !
En fait, la difficulté de reprendre l'activité et le sentiment de culpabilité ont raison de bien des bonnes habitudes qui commençaient pourtant à être bien ancrées dans notre mode de vie
La solution pour éviter ce piège est de garder votre session d'activité physique au programme, mais en modulant sa durée: c'est-à-dire raccourcir les séances. De cette façon, l'habitude est conservée et on récupère du temps !
2/ Le deuxième piège est le manque de variété. Il faut accorder beaucoup d'importance à la variété, et ainsi maintenir une pratique régulière tout au long de l'année. Par exemple, on peut pratiquer des activités sportive en plein air (course à pied, vélo, tennis etc… de mai à octobre, l'entraînement physique en salle de novembre à janvier et le taï chi de février à mars !
Non seulement ce concept amène-t-il de la variété, mais les activités peuvent être profitables les unes aux autres : l'entraînement physique sera bénéfique au taï chi, et le taï chi pourra augmenter vos performances en plein air !